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Mélodie
Hyères (83400)


Issue d'un milieu populaire, j'ai fait Sciences Po parce que je voulais transformer le monde et l'idéaliste que j'étais en est sortie désillusionnée, dotée d'un esprit critique plus développé et d'une compréhension des choses presque instantanée comme instinctive. En lisant entre les lignes, j'ai compris que la politique n'est plus qu'une affaire d'intérêts personnels et privés, que cette école sélective est loin de servir la méritocratie, au contraire, elle participe pleinement à la reproduction des élites. Ces mêmes élites qui nous gouvernent aujourd'hui, qui sont à la tête des multinationales à qui l'on reproche à juste titre d'être déconnectées du peuple, représentent une minorité qui prend toutes les décisions importantes au nom de la majorité. Dès lors, on s'étonne que le FN qui dit redonner la parole au peuple devienne le “premier parti” de France?

J'ai envie de croire que pour changer la manière de voir la politique des Français, il existe d'autres alternatives que le repli sur soi, tout en comprenant le vote FN, et l'exaspération des Français qui en arrivent là, certains d'ailleurs plus par rejet que par conviction.

Pourquoi représenter #MAVOIX?
Parce que je veux être actrice et citoyenne d'un changement des mentalités en mesure de favoriser une démocratie plus efficace et plus juste. Il n'a jamais été dans mon intention de faire Sciences Po pour faire de la politique. Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, Sciences Po mène à une diversité incroyable de parcours professionnels tant dans l'administration, le secteur privé, le journalisme, mais minoritaires sont ceux qui au sein d'une promotion choisissent de s'orienter réellement dans la politique.

J'ai entendu parler pour la première fois de cette école élitiste lors de mon stage de troisième à RCFM (radio locale) à Ajaccio. A l'époque, je me dirigeai vers le journalisme et j'appris donc que la voie royale pour devenir journaliste était de passer par Sciences Po. Arrivée au lycée, mon projet professionnel a évolué en même temps que ma capacité à comprendre le monde qui m'entoure et m'indigner des inégalités. Je ne voulais plus être journaliste, mais faire Sciences Po pour transformer le monde. Quand je voyais que dans ma classe de terminale ES, on n'était que 20% des élèves à écouter les cours et prendre des notes, car les 80% restants avaient un prof particulier dans CHAQUE matière. Quand j'étais obligée de travailler les soirs, week-end et vacances à Carrefour comme hôtesse de caisse en parallèle de mon année de terminale afin de pouvoir payer mes futures études sur le continent. D'ailleurs, c'est certainement aussi en partie à cause de cela que je n'ai pas passé le concours de Sciences Po à BAC+0 mais à BAC+1, sans parler également d'un manque de confiance en moi. En effet, rares étaient les personnes qui croyaient possible mon entrée à Sciences Po malgré un Bac mention TB avec un 20/20 en sciences politiques, et en ce qui concerne ma famille, ils ne savaient pas trop en quoi consistaient ces études, et n'étaient pas réellement enchantés de me voir partir loin d'eux. Ils n'avaient jamais imaginé que je puisse faire des études brillantes après mon bac et encore moins que je quitterai la Corse pour cela.

Pourquoi suis-je une bonne candidate pour représenter #MAVOIX ? car j'ai un parcours qui me permet de comprendre le monde politique, tout en bénéficiant d'un véritable ancrage dans la réalité, car j'ai vu de l'intérieur, avant même qu'ils aient des responsabilités politiques ou professionnelles, à quel point les élites qui nous gouvernent sont déconnectées des réalités.

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