Chargement
0%

Marion
Massy (91300)


En 2002 je n’avais pas encore 18 ans mais voyant ce qui s’était passé au premier tour de l’élection présidentielle, j’ai décidé de descendre pour la première fois dans la rue pour manifester mon mécontentement et montrer au monde que même si je ne pouvais pas m’exprimer par la voie des urnes, je n’en restais pas moins citoyenne. En faisant cela, j’ai eu le sentiment de faire ce qui pour moi était juste. Dès que j’ai eu 18 ans, je me suis inscrite sur les listes électorales afin de pouvoir exprimer mes idées et choisir l’avenir de mon pays. Lors des élections, je mets un point d’honneur à lire à chaque fois toutes les professions de foi afin de me faire ma propre opinion. Le jour du vote, je suis fière d’aller accomplir ce que j’estime être mon devoir de citoyen et de montrer ma carte électorale et de voter. Non pas que je dise que le choix du bulletin est facile mais une fois l’enveloppe dans l’urne, j’ai le sentiment d’appartenir à l’histoire. Même en étant à l’étranger, j’ai toujours voté.

Mais mon action citoyenne ne s’arrête pas au vote. J’ai toujours essayé d’être active dans ma ville. J’assiste parfois au conseil municipal et je n’hésite pas à aller voir les élus et à assister aux réunions publiques pour donner mon avis. Souvent, les gens sont étonnés de me voir donner mon avis sur des sujets hors de mon domaine d’expertise. Lors d’un meeting, je me suis mise au premier rang et l’on m’a dit que le premier rang était réservé à un sénateur et aux personnalités. Et que je devais changer de place. Hors, ces personnalités ne votaient pas dans cette ville. Alors, contre toute attente, je suis restée à ma place et je leur ai dit que c’était moi la personnalité car si le Maire était élu c’était par le seul pouvoir de mon vote.

Aujourd’hui, j’ai croisé quelqu’un qui m’a dit qu’il n’irait pas voter, parce que la politique ne le concernait pas. Je pense au contraire que la politique est l’affaire de tous et que si nous nous mêlions un peu plus de nos affaires (la gestion de notre pays), les politiques ne se permettraient pas d’agir comme cela avec nous. Je trouve scandaleux que les personnes au pouvoir détournent de l’argent et continuent à être élues et réélues alors que l’on sait qu’elles sont malhonnêtes. Comment voulez-vous expliquer à nos enfants qu’il ne faut pas tricher alors que les personnes qui devraient être exemplaires le font en toute impunité ?

Je me suis toujours efforcée d’être le porte-parole des gens qui n’osent pas s’exprimer. Ce n’est pas facile. On s’expose. Souvent, les personnes que vous avez soutenues vous lâchent. Néanmoins, je crois que l’on peut changer les choses. Je n’ai pas des connaissances dans tous les domaines et si je suis tirée au sort, puis élue, j’aurai besoin de l’aide de tous les citoyens qui ont envie que ça change et de s’impliquer dans la vie de leur pays.

Je m’engage à respecter le vote des citoyens qui se seront exprimés, même si parfois je risque de ne pas être d’accord avec vous, puisque je ne parlerai pas qu’en mon nom, mais en votre nom. Ma candidature n’est pas seulement une candidature nominative mais une candidature collective.

Nous vivons une époque formidable où des citoyens ont décidé de prendre leur destin en main. Un vent de liberté, de jeunesse et d’innovation flotte dans l’air. Les citoyens se rassemblent et veulent inventer une nouvelle démocratie. Si les politiques et les médias ne veulent pas nous écouter, nous irons les rejoindre sur leur terrain. S’ils ont oublié que c’est les citoyens qui les ont mis à leur place, montrons-leur que l’on peut les en déloger.

À vos bulletins de vote, citoyens !

Marion

Modifier ma candidature