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Jean-Yves
Sainte Genevieve (60730)


Au plus loin que je puisse me souvenir, la politique, les programmes et les mécaniques de gestion de notre pays représentaient pour moi un concept d’une lourdeur sans nom, d’une organisation titanesque et un ennui profond.
Je ne comprenais pas les motivations des femmes et hommes qui représentaient notre gouvernement et ses rouages, ses fonctions.
Jusqu’au jour où un déclic s’est produit en moi. J’ai commencé à m’intéresser à cette bulle, cette sphère politique et tenter de comprendre les enjeux des partis, ce que représentaient les droites, les gauches et les centres.
Après avoir pu associer les têtes principales des partis majeurs, j’ai passé un temps certain à observer les positionnements et les idéaux qu’ils représentaient et tentaient de défendre.
J’ai aussi compris beaucoup de choses à coté, comme le principe du suffrage, du référendum, de l’organisation de l’Assemblée, du Sénat, des représentants etc.
J’ai longtemps été en colère et bien que je le sois toujours pour plusieurs raisons à ce jour, le chemin parcouru m’a permis de me temporiser mais aussi de préciser la source de mes colères. Je constate à ce jour et avec la plus grande certitude que nous ne vivons pas dans un système démocratique comme nos élus se démènent à nous le faire croire jour après jour. J’ai compris que nous sommes dans un système oligarchique dans le sens pur du terme.
La plupart des lois sont votées en faveur des hautes instances et des castes. Elles servent et assouplissent les modèles de nos dirigeants, leurs situations ainsi que ceux des grands patrons et milliardaires qui visiblement n’ont pas réussi à étancher leur soif.
Je constate que beaucoup de lois sont votées tard le soir ou très tôt le matin ou pendant des périodes de forte captation médiatique du peuple (évènement sportif ou autre) pour permettre aux députés de voter « leurs lois », soit pour défendre leurs intérêts, soit pour défendre leurs statuts, soit pour asservir le peuple dans un système de culpabilisation sociale de plus en plus flagrant.
J’en prends pour exemple la dernière loi en date où j’écris ce témoignage :
Les députés ont voté une loi leur permettant de voir une période de prescription descendue à 12 ans pour tout type de délit que constituerait un détournement de fonds, un blanchiment ou tout autre délit de cet acabit. Cette loi a été votée dans la suite de l’affaire Fillon et met désormais à l’abri tous les délits anciens qui étaient sous couvert d’une information judiciaire de ce type.

D’autres lois aussi scélérates que celle-ci ont été votées au cours des 15 dernières années, mettant à l’abri derrière une immunité parlementaire des Sénateurs ou autres représentants de notre république.
Sous le dernier quinquennat de M. HOLLANDE, nous avons pu être témoins d’actes anti-démocratiques à répétition à travers l’usage à 6 reprises de l’article 49 alinéa 3 afin de faire passer des lois en force, malgré la grogne et le refus catégorique du peuple.
Comment appelle-t-on cela ? Ne pas écouter le peuple, refuser tout dialogue, même avec les représentants syndicaux, quitte à les discréditer et les mettre au pilori médiatique pour ainsi retourner le peuple contre eux ?

Comment appelle-t-on le fait de passer outre un référendum de principe du peuple et d’imposer les contraintes de l’UE ?
Ce n’est pas de la démocratie, c’est du totalitarisme et j’assume mes propos.
Les députés, quelles que soient leurs circonscriptions, se doivent de représenter l’avis du peuple à l’Assemblée et de voter les lois en fonction des résultats de ces votes. C’est le principe de la démocratie participative et du suffrage universel.
Beaucoup de nos députés à ce jour ont oublié les fondements de leur mandature. Ils ont des objectifs personnels et carriéristes et s’arrangent entre eux sur un jeu de chaises musicales pour s’échanger intelligemment les circonscriptions au gré de placements stratégiques aux grandes instances.
Cela doit cesser !
Nous faisons face à un manège et un paysage politique vieillissant, tournant la même mélasse depuis plus de 20 ans maintenant, nous plongeant dans un immobilisme et une incompétence hors normes, mettant en péril la pérennité, la compétitivité et la qualité de notre pays.
Face à cette farandole hors-normes, nous avons un retard considérable à rattraper, nos industries ont fui hors des frontières et les clivages sociaux s’accentuent de jour en jour.
Le gap entre les classes aisées et les classes moyennes est de plus en plus important, ce qui fondamentalement rend l’ascension et l’accès aux établissements de prestige, la qualité d’enseignement ou simplement les chances de réussir quasiment impossibles pour des petites gens qui pourtant abattent davantage d’efforts au quotidien pour nourrir leur famille et assurer leur propre survie.
Nos principes fondamentaux ne sont pas respectés :
Liberté :
- Personne ne peut s’exprimer et donner son avis sans être poursuivi ou diffamé.
- Lorsque l’on veut entreprendre, une série d’épreuves dissuasives nous fait comprendre en filigrane que nous ne sommes pas de « taille » pour ces épreuves.
Egalité :
- Ce principe n'est pour moi que pour faire beau. Il n’est en rien respecté. Lorsque l’on voit un jeune qui est emprisonné et jugé quasi immédiatement pour avoir volé un paquet de pâtes à 1 euro en magasin pour se nourrir, alors qu’un ancien ministre a détourné plus de 650K€ et retarde encore et encore son jugement, une ancienne ministre et représentante du FMI se voir classer sans suite un arbitrage maladroit de près d’un demi-milliard à un tiers …. Lorsque l’on pose la question à un député de ce qu’il fait de son IRFM (argent public) que nous payons avec nos impôts et différentes taxes, qu’il n’a pas à s’en justifier et que l’on constate que certains se sont payés des biens immobiliers personnels avec… on est en légitimité de se poser la question « Où est donc cette égalité ? ».
Fraternité :
- Jamais notre peuple n'aura autant été divisé. Les classes politiques passent leur temps à se chicaner en public pour ensuite se rabibocher en dînant au Fouquet’s hors caméras. Faire naître la haine de son prochain pour ses idéaux politiques, c’est stratégiquement gagnant pour les hautes sphères politiques qui appliquent la formule « diviser pour mieux régner ». Pendant que le peuple s’écharpe, les stratégies ont une voie rapide et sans accroc pour être déployées.
- L’individualisme nous touche davantage, on nous fait comprendre sans arrêt que nous sommes les maîtres de notre destin et que la meilleure façon de procéder c’est d’écraser son prochain que ce soit socialement, professionnellement, physiquement ou autre. Quels meilleurs moyens pour diviser le peuple ?

Tous ces constats du quotidien, que ce soit lors des manifestations, lors de mes déplacements sur des conférences à écouter les orateurs déployer leurs idéaux ou tenter de solliciter le peuple sur telle ou telle décision m’ont mené à entamer une démarche personnelle de quête de la vérité et de la justice.
L’expérimentation #MAVOIX est pour moi une réponse en pleine période d’interrogation.
Un mouvement est né de cette frustration avec la profonde conviction de sauver et de réintroduire les principes démocratiques au sein de notre gouvernement et dans l’ensemble des arcanes de cette gestion globale.
Donner au peuple le pouvoir de s’exprimer à travers des représentants qui agiront et voteront en fonction des décisions citoyennes est pour moi non pas une solution, mais la marche normale que devrait avoir un système démocratique !
C’est pour cela entre autres que ce concept a attiré particulièrement mon attention.
J’avoue que je ne me suis jamais posé la question de faire de la politique, bien que je donne mon avis un peu partout où je pense qu’il est juste de parler, mais sans impact réel car pour moi c’est tout comme un coup d’épée dans l’eau, car je ne représente aucun parti et n’ai aucun soutien ni légitimité.
Cette fois, j’ai le sentiment d’avoir un rôle à jouer, de pouvoir incarner cette justice et de la rendre au nom du peuple, par le biais de l’outil démocratique : le vote et par l’usage d’une fonction qui permet d’avoir les coudées franches au niveau du champ d’action à court et moyen terme.
J’adhère totalement au principe de présence à l’hémicycle pour le vote des lois principales car c’est ce qui dessine le patrimoine social, culturel, économique de notre pays et nous devons en être les architectes, pas laisser faire pour ensuite dire que nous ne sommes pas d’accord avec tel ou tel principe, ce serait beaucoup trop facile et hypocrite. La démocratie est un droit fondamental et inaliénable et elle doit être absolument protégée et appliquée coûte que coûte et les personnes désignées pour la représenter se doivent de faire usage de cette rigueur et de cette assiduité à la conduite de la mission qui leur est confiée.
C’est pour cela, que par la présente et en connaissance de toutes ces causes, je m’inscris à ce mouvement, bien que je n’aie jamais eu de poste à cette responsabilité, ma ligne directrice sera simple :
- Transmettre la voix du peuple, agir pour tous les citoyens c’est mon unique but et cela justifiera mon ardeur quotidienne à l’exécution de ma mandature en toute transparence, s’il s’avère que je sois désigné par le suffrage, quelle que soit la circonscription à laquelle je serai affecté.

Par ailleurs, je ne me contenterai pas d’une simple mandature à attendre derrière une permanence ou voter des lois, j’irai au contact des administrés et citoyens de ma circonscription, parcourant les rues des villes, villages, hameaux et lieux-dits qui la constituent pour recueillir l’ensemble des doléances, être sur le terrain au quotidien afin d’user de l’ensemble des mécaniques utiles à ma fonction et tenter autant que faire se peut d’apporter des solutions immédiates aux multiples cas qui peuvent être traités en priorité puis user de tous les pouvoirs qui me seront conférés pour faire avancer les dynamiques auprès des citoyens.
Ce serait pour moi un honneur d’incarner cette fonction et me permettrait d’exorciser cette frustration d’injustice, d’iniquité, d’inaudibilité du citoyen, tel un « cheval de Troie » à l’Assemblée, donnant un poids réel aux décisions du Citoyen et permettre à mon échelle de renverser la vapeur pour un avenir meilleur, pour nous tous et nos enfants.

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